PictobalanceLes associations étudiantes facultaires comme l’AFESPED constituent le pilier de l’organisation collective des étudiants et étudiantes dans l’université. Le retrait de la reconnaissance institutionnelle de l’AFESPED a causé un vide qui n’a pu être comblé, malgré les efforts des différentes associations modulaires. L’AFESPED permettait aux étudiants et étudiantes de science politique et de droit de bénéficier d’une connaissance accumulée sur les enjeux propres à l’université, d’une expérience de l’organisation collective dans les structures de l’UQAM, ainsi que de modes de fonctionnement et services développés collectivement par plusieurs générations d’étudiants et d’étudiantes. C’est ce savoir accumulé qui a été compromis par la perte de reconnaissance de l’AFESPED au printemps 2015.

La perte de reconnaissance institutionnelle de l’AFESPED a causé:

  • L’impossibilité d’assurer la défense des intérêts des étudiants et étudiantes de science politique et de droit au sein de l’UQAM (orientations générales de l’université, hausse de frais afférents, services institutionnels, etc.);
  • La perte de plus de 40 000$ en bourses et soutien aux projets étudiants;
  • L’abandon des mécanismes d’aide aux membres en cas de litiges académiques et de suivi des dossiers dans les structures de l’UQAM (demandes de révision de note, contestation d’une décision administrative, problèmes d’inscription, ombudsman, etc.);
  • L’incapacité d’assurer la coordination et la poursuite des projets communs au sein de la faculté et avec les étudiants et étudiantes d’autres facultés;
  • Une difficulté à participer aux luttes nationales et locales qui permettent d’assurer la défense des intérêts des étudiantes et étudiants (lutte contre la culture du viol, contre la hausse des droits de scolarité, etc.);
  • Une surcharge de travail pour les différentes associations modulaires.

Les associations étudiantes de programme (AEMSP, AED, ABICEP, AECSSP, AECSD) ont-elles été en mesure de remplacer l’AFESPED?

Malgré différentes initiatives par les associations de programme afin de tenter de combler le vide laissé par l’AFESPED, les services qu’offraient cette dernière n’ont pu être complètement assurés par les différentes associations de programme. Pour ne nommer que quelques problèmes, certaines associations étudiantes de programme ont adopté une position visant à ne pas nommer de représentant-e sur les différents postes réservés à un-e représentant-e facultaire, faute de mécanisme adéquat permettant une redevabilité à l’ensemble de la Faculté. La gestion des assurances au niveau modulaire cause également plusieurs problèmes administratifs, ainsi qu’une surcharge de travail pour ces dernières associations.

Une surcharge de travail

Les gestion des programmes et services de l’AFESPED ainsi que le suivi dossiers académiques et institutionnels dont elle avait la charge nécessitent des ressources humaines considérables. L’AFESPED, comme les autres associations étudiantes facultaires de l’université, disposait d’une permanence chargée d’assurer la gestion des affaires courantes et de dispenser des services quotidiens aux étudiants et étudiantes membres. Les exécutants et exécutantes de l’AFESPED assuraient l’organisation des activités de l’association et la représentation des mandats votés en assemblée générale dans un nombre important de rencontres et de comités institutionnels inscrits dans les structures de l’UQAM :

Réunions d’organisation et de coordination

  • Interfacultaires
  • Intersyndicales
  • Interacadémiques facultaire
  • Interacadémiques interfacultaire
  • Rencontres avec les directions de départements
  • Rencontres de préparation des comités institutionnels

Comités institutionnels

  • Comité à la vie étudiante
  • Commission des études
  • Comité exécutif de la Faculté de science politique et de droit
  • Conseil académique de la Faculté de science politique et de droit
  • Comité aviseur sur le projet de service de santé
  • Comité de prévention du harcèlement sexuel
  • Comité de prévention en matière de harcèlement
  • Comité institutionnel de reconnaissance des groupes étudiants
  • Comité institutionnel de la Politique en matière d’environnement

Transférer aux associations étudiantes de programme les responsabilités institutionnelles de l’AFESPED et ses services leur a imposé une surcharge de travail considérable. Une surcharge que les associations de programme et leurs exécutifs n’ont pu complètement absorber. C’est pour cette raison que l’ensemble des étudiant-es de l’UQAM ont intérêt de choisir de mettre en commun leurs intérêts et leurs ressources au sein de leur association étudiante facultaire.

Une coordination difficile

Depuis 1998, l’UQAM est constituée de 7 facultés. Les associations étudiantes se sont adaptées à cette structure institutionnelle afin d’assurer la représentation des étudiants et des étudiantes et afin de coordonner leurs intérêts au niveau de leur faculté comme au sein de l’université.

L’AFESPED serait le lieu de coordination des étudiants et étudiantes des différentes unités de programme qui constituent la Faculté de science politique et de droit (FSPD) et de défense des intérêts de tous les étudiants et de toutes les étudiantes de la faculté au sein de l’UQAM. La révocation de notre reconnaissance institutionnelle a compromis nos espaces d’organisation collective et notre rôle au sein des instances de l’université. Cette tâche de coordination ne peut s’effectuer efficacement que sur une base facultaire et interfacultaire, adaptée aux structures de l’UQAM. Divisés-es, nous perdrons notre capacité d’agir ensemble.